janvier 15, 2018 0 Commentaires

Il existe quatre manières de contrôler le vol d’un multirotor :

1-La première est une radiocommande , c’est l’outil le plus classique, hérité du radiomodélisme. Elle fonctionne généralement en 2,4 GHz, avec une technologie de saut de fréquences qui permet d’éviter toute interférence sans se préoccuper de savoir sur quel canal on émet. Les radiocommandes en 2,4 GHz portent à une distance variant entre 20 mètres pour les tout petits modèles et 500 mètres pour des drones plus imposants.

Notez que certaines radiocommandes sont à la norme 5,8 GHz pour éviter les conflits avec des caméras WiFi (en 2,4 GHz).

2-La deuxième méthode est le pilotage avec l’aide d’un Smartphone ou d’une tablette, via une connexion Wi-Fi. C’est le constructeur français Parrot qui l’a mise au point avec son AR.Drone.

Son avantage ? Tout le monde (ou presque) est équipé d’un smartphone et sait s’en servir avec facilité.

Les inconvénients ? Le pilotage est imprécis et le Wi-Fi porte à très courte distance, moins de 70 mètres. Attention, les fiches techniques de certains constructeurs indiquent des portées de 100 mètres, parfois beaucoup plus, en Wi-Fi.

Sachez que ces valeurs sont très optimistes, et que le moindre obstacle ou parasite porte un coup fatal à la connexion.
Mais alors que se passe-t-il quand on perd la connexion avec la radiocommande ou le smartphone ? Sur la plupart des appareils, un dispositif appelé « Failsafe » coupe automatiquement les moteurs pour que le drone ne prenne pas le large. Les modèles les plus évolués, dotés d’un GPS, peuvent être programmés pour se poser là où ils se trouvent ou revenir automatiquement à leur point de départ. Une technologie qui s’appelle le RTH ( Return To Home).
3-La troisième méthode pour contrôler un drone est la programmation du vol. Seuls les appareils récents et dotés d’un GPS sont capables de proposer cette fonction. Dans la pratique, le logiciel de programmation affiche une carte satellite de type Google Earth. Il suffit d’indiquer les points de passage à l’écran, la hauteur de chacun d’entre eux, pour que le vol se déroule de manière automatique.
4-La quatrième fonction est le « Follow me ». Son principe est simple : l’appareil est programmé pour vous suivre, ou vous précéder, en suivant votre déplacement à la trace. Idéal pour se filmer tout seul pendant une activité sportive. 
Techniquement parlant, vous êtes équipé d’un dispositif capable de déterminer votre position GPS en temps réel et la communiquer sans fil au drone, un smartphone ou un bracelet GPS. Une autre méthode repose sur la reconnaissance des formes via la caméra à bord. La fonction « Follow me » en est à ses débuts, mais elle a progressé très rapidement, notamment pour les appareils de DJIelle repose sur le positionnement GPS et sur l’analyse du retour vidéo, qui détecte les formes. Attention tout de même : elle prend rarement en compte le dénivelé.

Imaginez-vous grimper une colline avec le drone qui vous suit à altitude constante, le crash est inévitable. Si le drone est dépourvu de détecteur de collision, il faut être attentif à ce qu’aucun obstacle ne se trouve sur le chemin du multirotor... A vrai dire, il faut être attentif même quand il est équipé, car la détection et l’évitement d’obstacles est une technologie encore loin d’être efficace.

Le contrôleur de vol :
Intégré ou en kit ?

Le Flight Controller - contrôleur de vol en français - est l’outil qui s’occupe de la gestion de l’appareil. Il s’agit sans doute du composant qui a le plus progressé ces dernières années en profitant de la miniaturisation de l’électronique. Sur les petits appareils, on ne peut pas choisir son contrôleur de vol, il est intégré sur la carte mère. En règle générale, sur les appareils de marque, le contrôleur est imposé par le constructeur et le changer n’est pas possible, ou pas facile.

En revanche, certains multirotors sont livrés sans contrôleur de vol : il faut choisir le sien. Parmi les ténors du marché, on trouve le Naza du constructeur DJI. C’est lui qui anime le fameux Phantom, ce drone blanc aux formes arrondies qui a cartonné dans le monde entier. Plusieurs constructeurs ont adopté l’ APM, un contrôleur de vol basé sur un système Arduino et un logiciel Open Source : c’est le cas du chinois Walkera, et de l’américain 3D Robotics. Les petits engins de compétition sont souvent animés par un contrôleur de vol MultiWii – une association heureuse entre le Wii Motion Plus de Nintendo et un Arduino, le CC3D (en perte de vitesse), le Naze32, les contrôleurs basés sur des processeurs ST Microelectronics F3, F4 ou F7, et des alternatives comme KissFC.


Mais finalement,quelles sont les différences entre tous ces contrôleurs ?

Les caractéristiques des plateformes se valent, sauf pour un usage très pointu. Dans le cas des contrôleurs haut de gamme, il est possible de procéder à des réglages sur PC et Mac, voire sur smartphone pour ceux dotés d’une puce Bluetooth. Les options se révèlent parfois un peu trop complexes, à tel point que le néophyte confronté à ces outils ne sait pas par où commencer. Quand on débute, mieux vaut opter pour un contrôleur de vol préréglé en usine. 


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